A lire plus bas, un entretien avec l'évêque du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, Mgr Charles Morerod, et une chronologie des affaires qui ont secoué l'église catholique depuis le début de l'année


«Ma foi a été ébranlée. Il y a eu énormément de doutes, de colère contre l’institution, l’impression d’avoir été trompée. C’était même au moment de la consécration – est-ce qu’il faut croire au prêtre qui est là? J’ai dû me replonger dans le catéchisme. Pourquoi dit-on que l’Eglise est sainte? Ce n’est pas l’institution qui est sainte, c’est parce qu’elle est voulue dans le plan de Dieu…»

Eglise Saint-François-de-Sales, Genève, jeudi de mi-carême. Une quarantaine de fidèles sont venus comme Marie participer à l’adoration, une troupe de joyeuses jeunes filles, un vieux couple serré, une vieille femme toute seule, une autre vielle femme toute seule. L’église a été construite au début du siècle, pour remplacer la chapelle Saint-François de la rue Prévost-Martin, devenue trop petite dans ce quartier populaire aujourd’hui très mélangé. Le bâtiment est couvert d’échafaudages qui protègent la toiture, la façade et les vitraux, en cours de réfection. «Cette rénovation extérieure de l’église sera suivie d’une deuxième, consistant en la rénovation de l’intérieur», explique le Conseil de Fondation sur le web.