Le parcours proposé par la commissaire de l'exposition, l'historienne de l'art Maria Antonia de Castro, est simple. Il ne repose que sur 18 artistes, regroupés en cinq grandes périodes. «La sélection ne se veut pas exhaustive», précise la commissaire. Mais la proposition est claire, bien articulée et propose tout de même 70 œuvres. Et les cinq volets retenus (voir ci-contre, en page 39) caractérisent bien ce que furent les enjeux majeurs.

L'exposition s'ouvre sur le Picasso cubiste. Les œuvres de l'artiste servent d'ailleurs de fil rouge, dans la mesure où elles ont marqué l'art espagnol à différents moments. Le premier concerne les avant-gardes historiques. Le deuxième évoque différents courants de l'abstraction. Viennent ensuite les interpellations ironiques du groupe Equipo Crónica. Puis sont mentionnés deux artistes, Gordillo et Alcolea, qui illustrent le renouveau formel des années 1970. Le cinquième et dernier volet boucle sur les deux dernières décennies avec Juan Muñoz, Sicilia et Miquel Barceló.