Vous êtes là, tout seul sur votre île avec une tente pour vous abriter. Seul? Pas vraiment. Deux villageois du coin vous accompagnent, histoire d’animer les conversations et vous aider à améliorer ce paradis minuscule et virtuel. Car oui, ce bout de terre au milieu des eaux n’existe que sur écran. Cinquième version du jeu vidéo Animal Crossing édité par Nintendo, l’épisode New Horizons vient tout juste de sortir. Et vu que tout le monde est coincé à la maison, la petite île est aussi fréquentée que Paros en été. Au point que les serveurs de l’éditeur japonais parfois sursaturent pour s’y connecter.

Au-delà du confinement, pourquoi un tel engouement? Parce que dans le genre divertissement «feel good», Animal Crossing s’impose comme un nouveau paradigme. Surtout en ce moment. Avec ses musiques toutes chou et ses villageois tout mignons avec leurs têtes d’animaux et leur voix de Munchkin, le jeu n’affiche aucun objectif précis. Les jours s’y déroulent en temps réel (on est donc au printemps) et les poissons que l’on pêche ne sont pas les mêmes que l’on ait choisi d’habiter au tout début de la partie l’hémisphère Nord ou l’hémisphère Sud.

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Vous pouvez ne rien faire et vous laisser aspirer dans un état contemplatif absolu à écouter l’herbe pousser, mais les journées vous paraîtront quand même un peu longues. Ou alors cultiver votre jardin, réunir le matériel nécessaire pour fabriquer votre mobilier, explorer les îles voisines pour convaincre de nouveaux insulaires de vous suivre – il y en a 473 en tout avec lesquels faire copain-copain – ou partir visiter les archipels de vos amis. Histoire de les aider à améliorer leur quotidien ou saccager leur plan pour rigoler. Positif et chronophage, Animal Crossing est un refuge, une manière de se réaliser dans un monde qui ressemble à un magasin de jouets en attendant que le nôtre, le vrai, échappe au marasme.

«Animal Crossing New Horizons», pour Nintendo Switch. Disponible sur Nintendo eShop.


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