Se couler dans la peau d’une autrice de romans noirs, tremper sa plume dans le cinéma, le foot, la littérature et les chansons populaires, et dépecer lentement, mais avec soin et fougue, la vie, les cœurs et les âmes d’une petite troupe d’adolescents des quartiers nord de Marseille au début des années 1990.

Imperceptiblement, les pousser à l’amour et au crime, les amener à se venger, parfois, de ceux qu’ils aiment ou de ceux qui les tuent, et au premier chef, d’eux-mêmes. Par une écriture directe, précise, mais aussi étonnamment libre, se fondre dans l’énergie palpitante de la jeunesse, s’en nourrir, la regarder flamber, s’éparpiller, exploser, s’épanouir. Capter la vie elle-même dans son animalité, sa fureur, ses lents détours et ses raccourcis soudains, écouter les pulsations des cœurs, restituer avec gourmandise la sensualité des corps, de tous les corps quels qu’ils soient; les regarder bouger et se brûler au rythme des chansons populaires, sur Céline Dion ou Richard Cocciante, Khaled, Julio Iglesias, Mike Brant, IAM ou Cheb Hasni, mais aussi Marvin Gaye, Terence Trent D’Arby, Otis Redding et les Jakson Five.