Jusqu’au 25 mai, le hashtag #Cannes2019 sera l’un des plus utilisés sur Twitter. Chaque jour, parmi les milliers de gazouillis générés par le festival, «Le Temps» en retient un, prétexte à parler de Cannes, de sa Croisette, du cinéma, mais pas seulement.

#Un jour, un tweet

Alors que près de la moitié des films en compétition ont été dévoilés, les pronostics commencent déjà à aller bon train. Le film le plus salué de ce 72e Festival de Cannes est pour l’heure Douleur et gloire, 21e long métrage de Pedro Almodóvar. C’est la sixième fois que ce cinéaste majeur concourt pour une Palme d'or, récompense qu’il n’a jamais obtenue. Pourrait-il enfin être sacré? Avant même d’avoir vu les propositions de Terrence Malick, Quentin Tarantino ou Bong Joon-ho, certains le pensent… Une chose est sûre: ce film, qui est l’un des plus beaux et des plus émouvants du cinéaste madrilène, le mériterait amplement.

Le jury international, présidé cette année par le Mexicain Alejandro González Iñárritu, va assurément se poser cette question, samedi 25 mai, au moment de délibérer, dans le plus grand secret d’une villa de la Riviera: faut-il décerner la Palme d'or à un réalisateur plus qu’établi et qui n’en a dans le fond pas besoin, mais qui mériterait mille fois de voir son nom figurer au panthéon du plus grand festival de cinéma au monde, ou ne vaudrait-il pas mieux braquer les projecteurs sur une nouvelle voix du 7e, au risque de lui offrir une trop grande exposition. On pense par exemple au Français Ladj Ly et à la Sénégalaise Mati Diop.