B.O

Pour une poignée de dollars, par Ennio Morricone

Trois décennies avant Calexico, Ennio Morricone a fait du sud désertique des Etats-Unis une musique. Il lui a collé un habillage sonore qu’on associera à jamais aux cactus, aux cailloux, au sable et à la fournaise. La collaboration entre le compositeur et son maître Sergio Leone a ouvert les vannes des influences, dont on trouve des rebondissements jusqu’à Tucson, chez Calexico. Mais, dans le jeu un peu vain de l’œuf et de la poule, il faut encore ajouter une étape, celle qui inspira Morricone. Elle vient des Etats-Unis, bien sûr, et elle porte le nom noble d’un des pères spirituels du folk: Woodi Guthrie. Son «Pastures of Plenty», composé en 1941, subira le relooking de Morricone et fera la fortune du thème principal de cette B.O. Morricone établit donc une boucle italo-américaine.

Publicité