Becca, 13 ans, et Tyler, 8 ans, passent une semaine chez leurs grands-parents maternels en Pennsylvanie. C’est la première fois qu’ils les rencontrent. Nanny et Pops sont de chouettes vieillards. Il est jovial, elle cuit des cookies. Au crépuscule, les choses se gâtent. La grand-mère bat la campagne et le grand-père, en pleine flambée paranoïaque, agresse un passant. Dans la grande maison reculée, les gosses commencent à avoir les flopettes…

Au temps où Sixième Sens sidérait les foules, M. Night Shyamalan était sacré «nouveau Spielberg». Le maître du twist scénaristique a réussi quelques beaux coups avant de dilapider son talent dans des films médiocres et toucher le fond avec After Earth. Avec le salaire qu’il a touché pour ce navet galactique, le génie déchu s’est payé The Visit. Dans ce petit film à petit budget, il retrouve la patte. Il joue du principe du «found footage», excipient éprouvé de l’horreur sur grand écran (Blair Witch, Paranormal Activity) avec un plus: Becca s’est mis en tête de tourner un documentaire sur ses grands-parents retrouvés. Il en résulte un film tordu, sanieux, féroce, psycho-gériatrique qui fiche la frousse et instille le malaise.

The Visit, de M. Night Shyamalan (Etats-Unis, 2015), avec Olivia DeJonge, Ed Oxenbould, Kathryn Hahn, 1h34.