Le bus, les voitures parquées, les habits des passants… Tout est étrange en ce lundi matin d’août à la gare de Saint-Maurice. La cité chablaisienne semble avoir fait un bond dans le passé pour revenir dans les années 1990. Dans un mégaphone, une voix féminine vient donner une explication à cette curiosité. «On se prépare à tourner. Moteur demandé.» Tout le monde est prêt. «Et… action!» Les figurants et les acteurs se mettent en mouvement. Depuis le début de la matinée, ils rejouent, inlassablement, la même scène du film Laissez-moi, du réalisateur Maxime Rappaz.