Vatican

Le Vatican reconnaît l’Association internationale des exorcistes

Le Vatican a reconnu l’Association internationale des exorcistes (AIE), donnant son soutien à une pratique qui n’est pas admise ou appréciée par tous dans l’Eglise

Le journal du Vatican a révélé que la Congrégation vaticane pour le clergé avait signé le 13 juin dernier un décret approuvant les statuts juridiques de l’Association.

Plus souvent que ses prédécesseurs, le pape François évoque la présence nocive du «diable», du «démon», de «Satan» dans le monde, et la nécessité de lutter par différents moyens contre elle.

L’exorcisme, auquel Jésus avait recours selon la tradition des Evangiles, revient à «chasser les démons», forces du mal qui «possèdent» une personne.

Peu après son élection, François s’était arrêté dans la foule place Saint-Pierre devant un homme et lui avait imposé les mains, dans ce qui ressemblait à un exorcisme. Le Vatican avait démenti qu’il se soit agi d’un exorcisme, parlant simplement d’une prière intense.

Jorge Bergoglio vante souvent les expressions d’une religiosité populaire existant en Argentine, notamment la piété mariale, le culte des saints et les pèlerinages.

L’idée de réunir dans une association les exorcistes revient au père Gabriele Amorth, célèbre exorciste de la Cité du Vatican et du diocèse de Rome, alors que ces pratiques occultes commençaient à attirer un nombre croissant de fidèles en difficulté dans les années 80.

En 1991, naissait l’Association des exorcistes italiens. Par la suite, le père Amorth organisait des rencontres avec des exorcistes d’autres pays. Aujourd’hui, l’AIE compte 250 exorcistes dans trente pays.

Le père Francesco Bamante, exorciste de Rome et président de l’AIE, a souligné à l’Osservatore que «l’exorcisme est une forme de charité au bénéfice des personnes qui souffrent» de profonds troubles intérieurs. Il a espéré que «d’autres prêtres se rendent compte de cette réalité dramatique, souvent ignorée et sous-évaluée».

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