Le mot est revenu plusieurs fois. Accueillie vendredi 14 octobre par la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova pour recevoir son nouveau titre d’Ambassadrice de bonne volonté de l’organisation des Nations unies pour la culture et l’éducation, Vera Michalski-Hoffmann a insisté sur son rôle de «passerelle».

Passerelle de la littérature, du livre et des mots, comme le fut tout au long de sa vie son défunt mari polonais Jan Michalski, avec lequel elle fonda en 1987 les éditions «Noir sur Blanc»: «Pour nous deux, la littérature étrangère a toujours été un poumon indispensable», a-t-elle expliqué à Paris, où sa candidature a été défendue avec succès par l’Ambassadeur de Suisse auprès de l’Unesco, Jean-Frédéric Jauslin. «Notre Europe est celle de la culture et des idées».

La résidence pour écrivains de Montricher présentée

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Fêtée par ses amis du monde de l’édition, dont l’écrivain Metin Arditi, Vera Michalski a notamment présenté au public le centre d’exposition, la bibliothèque et la future résidence d’auteurs de la Fondation Jan Michalski à Montricher (VD). «Nous vivons une époque où la culture est prise pour cible par les extrémismes. Or l’œuvre de votre vie est cet écosystème consacré à l’écriture. Cela dit votre engagement», a souligné la directrice générale de l’Unesco, récemment candidate malheureuse au poste de secrétaire général des Nations unies. A la tête du groupe d’édition Libella, Vera Michalski est une figure influente de l’édition francophone, avec des maisons telles que Noir sur Blanc, Phébus ou Buchet Chastel.