• Acteur

«Je rêvais de théâtre. Le cinéma, c'était juste ce qu'on va voir le samedi soir. J'ai appris le métier de comédien. Mon passage à la réalisation s'est fait par accident. Je n'avais pas de passion pour ce métier-là, et je me suis retrouvé réalisateur avant d'avoir rêvé de l'être. Ma base, c'est le jeu d'acteur. C'est à partir de là que j'ai construit et que je travaille encore. Ça m'a appris quelque chose d'essentiel: ne pas intellectualiser. Ne jamais oublier qu'une scène qui ne peut pas se traduire en attitude, en expression d'acteur, ce ne sera jamais une bonne scène.»

• L'argent«Je me sens un peu coupable de le dire, mais je n'ai jamais dû lutter pour trouver de l'argent. Ça n'a jamais été un obstacle à la réalisation de mes films. Je sais que c'est un privilège.»

• La vraie nature«Je ne suis pas un grand réalisateur, au sens d'un type qui construit des plans incroyables et cherche à inventer des images uniques. Je ne suis pas un concepteur de style. Ma nature, je dois le reconnaître, c'est d'aimer le dialogue. Si je n'y prenais pas garde, je ferais des films où deux personnes causent des heures dans un taxi. Je lutte contre, heureusement.»

Propos recueillis par Florence Gaillard lors d'une «leçon de cinéma» à Cannes en 2006