Verbier Festival

Le Verbier Festival: un quart de siècle en images

Alors que la 25e édition anniversaire du rendez-vous classique touche à sa fin, retour sur quelques temps forts de son histoire, entre grands maestros, jeunes talents et accords surprenants

Le Verbier Festival célèbre son premier quart de siècle. Avec le recul, on mesure le chemin parcouru. Aujourd’hui, ce sont près de 40 000 festivaliers et spectateurs qui se rendent chaque été dans cette station des Alpes valaisannes pour assister aux concerts relayés en streaming dans le monde entier. Le 25e anniversaire a été celui de tous les dangers, de tous les superlatifs. La soirée de gala (donnée le 25 juillet) a réuni une quarantaine de stars de la musique classique.

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Ce succès, on le doit à Martin Engstroem, un agent de concerts suédois qui a eu l’idée de fonder un festival dans une station dépourvue d’activités culturelles pendant l’été. Il avait les contacts, le réseau avec les musiciens qu’il a su réunir sous la bannière de l’excellence. Il a constitué une communauté d’artistes qui font désormais partie du paysage de Verbier. Cette semaine encore, le public a vibré au récital du pianiste russe Daniil Trifonov, magnifique dans Rachmaninov et Chopin, et à la réunion impromptue – un concert «maison» – d’Andras Schiff et du Quatuor Ebène.

Lieu d’émulation, de formation

En 1994, c’était le chef indien Zubin Mehta qui avait donné le coup d’envoi avec un tout jeune violoniste, David Garrett. Vingt-cinq ans plus tard, Sir Simon Rattle, l’un des chefs les plus cotés de la planète, ancien directeur musical du Philharmonique de Berlin, a accepté de diriger les musiciens du Verbier Festival Orchestra dans la 5e Symphonie de Beethoven.

En été, Verbier devient une grande fabrique de musique avec les concerts, les master class et les nombreux événements du off. C’est un lieu d’émulation, de formation pour des jeunes talents appelés à prendre la relève. Former les stars de demain, tel est l’enjeu du Verbier Festival. A la demande du Temps, Martin Engstroem ouvre la malle à souvenirs et commente certains jalons d’une histoire riche et multiple.

1. David Garrett et Zubin Mehta inauguraient le tout premier concert de l’histoire du festival dans le Concerto no 3 en sol majeur de Mozart, en 1994. Le violoniste n’avait alors que 13 ans!

2. C'était un trio au sommet, avec Isaac Stern, Natalia Gutman et Evgeny Kissin, jouant ensemble le Trio no 1 en ré mineur de Mendelssohn. L’association entre le tout jeune Kissin et les deux musiciens aguerris, avec qui il se produisait alors, est formidable. Depuis le début, faire se rencontrer les grands solistes et les nouvelles générations est l’une des signatures du festival.

3. Jusqu’au dernier moment, la venue de Björk a été tenue secrète. Nous avons alors eu droit à un concert exceptionnel avec Kent Nagano dirigeant une star de la pop aux multiples influences dans l’une des œuvres les plus célèbres de Schoenberg, le Pierrot lunaire.

4. C’est la première fois que Gustavo Dudamel est venu au Verbier Festival. Hasard des choses, il remplaçait Esa-Pekka Salonen. A seulement 24 ans, il a déjà démontré qu’il était un chef d’orchestre affirmé. Cette année, c’est Simon Rattle qui fait son entrée au Verbier Festival en remplaçant Ivan Fischer; même les situations qui apparaissent compliquées créent de formidables surprises!

5. En plus des concerts à la Salle des Combins et à l’église, nous avons une programmation Unlimited qui s’immisce dans tous les lieux de la station, jusqu’au sommet des montagnes ou tard dans la nuit. Ici, une musicienne de l’UBS Verbier Festival Orchestra perchée dans les hauteurs de la station, en 2006.

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