Ils sont davantage connus pour leurs opéras, sonates et symphonies que pour leur petits péchés mignons, que ce soient le risotto, le foie gras ou le café. De Mozart à Mahler, «Le Temps» vous invite à table en compagnie des génies de la musique qui excellaient aussi dans la composition d'interludes gourmands.

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«Aujourd’hui, je ne vous parlerai pas d’art ni de rien d’artistique, mais d’un cuisinier. Celui que je viens d’engager, comme tous les précédents, se disait grand chef et n’était qu’un mauvais marmiton. La poésie, l’idéalisme, c’est bien beau… mais on ne peut pas se passer de manger!» En ce mois de mars 1875, dans une lettre à son éditeur et ami Giulio Ricordi, le compositeur italien Giuseppe Verdi désespère. Son Aïda est certes un succès, au Caire comme à La Scala de Milan, ses autres opéras se font acclamer en Europe, mais tout cela est une piètre consolation pour un maestro qui peine à trouver un cuistot.