S’il fallait retenir un moment du récital donné dimanche par Yevgeny Sudbin, à la Salle del Castillo de Vevey, ce serait Gaspard de la nuit, de Ravel. Le pianiste britannique d’origine russe, établi à Londres depuis plus de vingt ans, orchestre son jeu avec la plus grande science. Il déploie un jeu qui gagne en mobilité et foisonnements, jusqu’à atteindre des sommets de luxuriance sonore dans le Scarbo final.