Une trentaine de citoyens étrangers comptent parmi les 130 personnes tuées lors des attentats parisiens du 13 novembre 2015. Deux victimes allemandes, deux belges, deux roumaines, une portugaise, une anglaise, une suédoise… Une funeste liste internationale qui, lors des neuf mois d’audience prévus pour le procès des 20 individus accusés de «participation à une entreprise terroriste», sera inévitablement remisée au second plan des débats. Idem pour ceux qui, comme la Suissesse Myriam Gottraux, touchée au bras par un tir de kalachnikov sur la terrasse du café La Belle Equipe, sont sortis vivants mais blessés de ce carnage.