Adèle Haenel accroupie sur la scène, le corps cassé en deux. Adèle Haenel recroquevillée dans le lit qui trône, seul, au centre du plateau. Adèle Haenel couchée sur le dos et ensevelie sous des bonbons acidulés. Adèle Haenel qui, toujours au ralenti, souffle, s’effondre, hoquette et gémit. Ou rit, mais d’un rire de gorge sinistre. Jamais la détresse de Fritz, l’adolescent mal-aimé de L’Etang, pièce secrète de Robert Walser, n’avait été aussi palpable que dans cette version de Gisèle Vienne pour deux comédiennes, vue à Vidy mardi.

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