L’exil bringuebalant d’une fratrie soudée, sortie brutalement de l’enfance à la mort du père: c’est la toile de fond de Villa Royale, premier roman d’Emmanuelle Fournier-Lorentz, jeune autrice française de 32 ans installée à Lausanne. Une fiction inspirée de faits réels, racontée par «le prisme multicolore et facétieux du souvenir», avec finesse et poésie. Malgré la dureté du sujet, les mots sont vivants, volontiers ironiques, jamais larmoyants.