A Lausanne, les contrats de confiance sont l'affaire de la Ville et du canton. Marie-Claude Jéquier, responsable du Service des affaires culturelles de la Ville de Lausanne, a de quoi être satisfaite: les contrats de confiance y sont maintenus et c'est le metteur en scène Martine Charlet qui vient d'être sélectionnée pour être la quatrième bénéficiaire. Lancés à Lausanne en 1995, les contrats de confiance durent trois ans et sont renouvelables mais avec une interruption d'un an au moins. Seuls les metteurs en scène de théâtre sont concernés. Ils touchent 60 000 francs par an sur la durée du contrat. «L'objectif est clair: aider les meilleurs à passer un cap, à prendre de l'ampleur, à vivre des expériences plus larges. Il ne s'agit que d'un coup de projecteur ponctuel. Nous voulons éviter les abonnés à vie. Un lieu ou une association n'obtiennent pas un contrat de confiance mais une ligne budgétaire.»

Du côté du canton de Vaud, et pour cause d'économies, aucun contrat de confiance (80 000 francs pendant trois ans en théâtre, danse, musique, renouvelable comme à la Ville) ne sera octroyé pour 1999. «Nous n'avons pas pu augmenter le budget. Mais je suis confiante: personne ne conteste l'utilité du procédé», explique Brigitte Waridel, responsable des affaires culturelles.

L. K.