Hasard de la distribution, à une semaine d'écart sortent deux films qui ont pour covedettes Vince Vaughn et Joaquin Phoenix, deux des talents les plus sûrs du nouvel Hollywood. Un duo appelé à durer? Peut-être pas, mais autant les découvrir dès aujourd'hui, car ensemble ou séparément, ils vont encore faire parler d'eux.

Le grand à l'air goguenard, c'est Vince Vaughn, né en 1970 à Minneapolis. Acteur occasionnel depuis 1991, après avoir été un piètre écolier, il perce en 1996 dans Swingers de Doug Liman et Jon Favreau, petit film indépendant qui relate justement les déboires professionnels et amoureux d'un groupe d'acteurs en herbe. Remarqué par Spielberg, Vaughn est engagé pour le rôle secondaire d'un photographe inconscient dans Le Monde perdu. Suivent en 1998 les deux films en question et le remake de Psychose par Gus Van Sant, dans lequel Vaughn reprend le rôle de Norman Bates immortalisé par Anthony Perkins. Mission impossible dont il se tire l'honneur sauf.

Le petit râblé à la mine potentiellement patibulaire, c'est Joaquin Phoenix, né à Porto Rico en 1974, l'un des cinq enfants d'une famille hippie et nomade. Dans le sillage de son frère River, disparu en 1993, il devient acteur adolescent sous le nom d'emprunt de Leaf Phoenix dans Spacecamp (1986) et Parenthood, avant de disparaître pour suivre son père au Mexique. Il est redécouvert cinq années plus tard par Gus Van Sant, qui lui confie le rôle du loulou qui séduit Nicole Kidman dans Prête à tout. Ont suivi Inventing the Abbotts de Pat O'Connor, un échec qui lui vaut tout de même une relation avec Liv Tyler, et un rôle de fêlé dans U-Turn d'Oliver Stone. Après ses duos avec Vaughn, il vole la vedette à Nicolas Cage dans le douteux 8 mm de Joel Schumacher.

N. C.