Elle n’aime pas écrire en ville, il lui faut la nature et la vue sur les montagnes (le pic du Maubermé, en l’occurrence, à la frontière de la France et de l’Espagne). Elle s’est installée dans une grange, perdue dans la forêt, au-dessus du petit village d’Arrout, dans le département de l’Ariège. La forêt a depuis longtemps mangé les bergeries abandonnées des alentours.

Pour vivre de sa plume, la Française Violaine Bérot a choisi la frugalité: pas d’électricité ni d’eau courante. Les toilettes? Un simple trou creusé entre deux arbres. Sous le toit de sa «grange», elle entend la pluie. «Je vis rustiquement. On me demande: tu n’as pas peur toute seule, la nuit? De quoi aurais-je peur, si ce n’est des sangliers?»