Une virgule mal placée et c’est un monde qui bascule. «Le Temps» raconte la saga de ces signes qui déchaînent les passions, du point-virgule au smiley, des points de suspension céliniens aux parenthèses proustiennes.

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Ça les prend parfois, sur le coup de 20h15, raconte Anne Moginier, l’une des correctrices du Temps. L’éditorial a été relu, comme chaque soir, par deux maîtres de l’orthographe, de la syntaxe et de la ponctuation. Sur l’essentiel, ils tombent d’accord. Sauf pour cette virgule ou pour ce point-virgule ou pour ce tiret. S’ensuit une controverse à laquelle les grandes disputes théologiques du XVIe n’ont rien à envier. L’âme du texte s’y joue, que diable!