La crise sanitaire perdure à l’échelle du globe, nous plongeant de fait dans un scénario familier des fictions apocalyptiques. Comme pour conjurer le mal, célébrons chaque semaine de l’été la catastrophe, genre prisé du cinéma et de la littérature.

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Pendant ce printemps de crise mondiale, ce hasard a affolé les confinés. Dans un roman initialement paru en 1981, Dean Koontz évoquait l’existence d’un virus nommé Wuhan-400, parce qu’il sortait d’un laboratoire de la désormais fameuse ville chinoise. Un éditeur français a relancé le titre, vendu comme «le thriller qui avait prédit l’épidémie mondiale».

Il n’a rien prédit du tout, et Les Yeux des ténèbres constitue un mauvais roman à base de mère éplorée par la disparition de son fils, précipitée dans une aventure qui va lui prouver que ledit fils est vivant. Le virus n’apparaît qu’à dix pages de la fin. Mais le hasard du nom de l’agent pathogène frappe les esprits.