Il y avait une forte affluence mardi soir, à l’Octogone de Pully, pour le Quatuor Prazak. Fondé au Conservatoire de Prague, considéré comme l’un des quatuors tchèques majeurs, cet ensemble en activité depuis de longues années domine un vaste répertoire, des classiques viennois à Schönberg, Berg, Bartók et Chostakovitch.

Le plat de résistance du concert, c’était le Quatuor en la mineur, opus 132 de Beethoven. Une œuvre étonnamment profonde et dense qui nous emmène aux tréfonds du spirituel dans son mouvement lent au titre à rallonge: Chant de reconnaissance offert à la Divinité par un convalescent, dans le mode lydien. On tient là un des sommets de la musique de chambre.