Il y a dix jours, la Swiss Photo Academy désignait Christian Lutz photographe de l’année. En lui remettant ce prix, elle salue le parcours d’un artiste accompli qui, l’été dernier, était notamment à l’honneur des Rencontres de la photographie d’Arles avec une exposition adaptée de son dernier livre, The Pearl River, consacré à l’univers de toc et de bling-bling des casinos de Macau. Pour Res Strehle, président du jury de la Swiss Photo Academy, le Genevois explore «avec constance le thème du pouvoir et regarde dans les coulisses».

Par un heureux hasard, c’est justement des images de Christian Lutz qu’a décidé d’utiliser, pour ses trois nouvelles affiches, le festival Visions du Réel. Fort du succès de sa 50e édition, qui l’an dernier a vu sa fréquentation bondir de 12%, la manifestation dédiée au cinéma documentaire de création a confié la réalisation de ces visuels au studio de graphisme genevois Schaffter Sahli. Les trois photographies de Christian Lutz retenues sont justement issues du projet The Pearl River. Emilie Bujès, directrice du rendez-vous nyonnais, souligne que leur dimension à la fois documentaire et graphique est en parfaite adéquation avec ce que défend Visions du Réel.

Rencontre: Chez Christian Lutz, photographe libre

Côté cinéma, les 51es Visions du Réel verront la cinéaste française Claire Denis, qui a notamment travaillé au côté de Jacques Rivette, Wim Wenders et Jim Jarmusch, recevoir le Prix Maître du Réel. L’ensemble de la programmation sera dévoilée le 26 mars.


51es Visions du Réel, du 24 avril au 2 mai.