Chanson. Magyd Cherfi. Pas en vivant avec son chien. (Universal)

Passé l'ouverture magnifique d'amertume de «Place de France», l'ennui guette. Pourtant, ce deuxième album solo de l'ex-Zebda a son lot de chansons douces-amères habiles, bien écrites, et quelques mises au point politico-sociales qui évitent les clichés («La tronche du patrimoine»). D'autant que Magyd Cherfi s'y montre moins nostalgique et désenchanté que sur La Cité des étoiles voilà trois ans, parsemant ses partitions de soleils rythmiques et de légèreté. Malgré cela, un truc continue de clocher, insidieusement, qui fait qu'on décroche de ce répertoire: une voix hachée, une absence de musicalité chantée.