Depuis quatre ans, Matthieu gafsou compose vivants, une série d’images complexes qui forment un beau récit, plein de colère et d’amour. a son origine, il y a la «solastalgie», ce néologisme du philosophe australien glenn albrecht, spécialiste de l’écologie. il désigne une forme d’angoisse relative aux changements environnementaux en cours: effondrement de la biodiversité, dérèglement climatique, mise en péril de l’habitabilité du monde. depuis quelques années, matthieu gafsou vit avec ce sentiment cousin de la mélancolie, une espèce de tristesse qui est aussi un moteur. vivants est un discours photographique sur l’état du monde, une tentative de rendre sensible ce que nos esprits rationnels ne cessent de refouler.