Peut-on épuiser une œuvre littéraire? Ou faut-il, comme on retraduit les classiques pour en rafraîchir la langue, les relire à l’aune des différents contextes de sa vie? C’est l’exercice passionnant auquel s’est prêtée Vivian Gornick dans son troisième livre, Inépuisables, paru aux Editions Rivages. L’essayiste, écrivaine et journaliste tardivement découverte en français avec Attachement féroce (2017) et La Femme à part (2018) rouvre ici une dizaine d’ouvrages fondamentaux pour elle afin d’expliquer comment leur contenu n’a cessé de révéler de nouvelles strates à mesure qu’elle-même apprenait à se connaître.

Lire aussi: L’ode à New York de Vivian Gornick