Treize jours pour prolonger l’été et entamer l’automne en musique, voilà qui met l’âme en fête. Le Septembre musical, héritier d’une tradition festivalière implantée à Montreux depuis trois quarts de siècle, renaît du covid. Double renaissance, pourrait-on dire, car le directeur Mischa Damev sort de son côté de quatre longs mois d’une pénible remise sur pied. Mais le caractère volontaire et positif de l’homme, qui tient aussi les rênes de la série de concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics, a permis de maintenir une édition ardemment désirée.

Rendre grâce aux artistes et compositeurs suisses, ou à ceux fortement liés au pays, s’est imposé dès les premières heures de la programmation. «La richesse culturelle de notre pays est incroyable. On l’oublie trop souvent, rappelle le directeur du Septembre musical. En plus des natifs suisses, les artistes et les créateurs sont nombreux à avoir habité, séjourné ou entretenu un rapport intime et durable avec le pays. Et comme les limitations de déplacements et la philosophie de proximité se sont imposées pendant les restrictions sanitaires, il était plus que logique que nous nous concentrions sur notre vivier national.»