Sous la signature collective d’Infernus Iohannes, trois voix de femmes crient leur révolte. Celle dont le pamphlet donne le titre, la Japonaise Miaki Ono, démontre comment la «femelle animale humaine» a été conditionnée depuis la nuit des temps à subir le viol de la pénétration, à l’intérioriser, voire à le désirer. Plus lyrique, Molly Hurricane représente la naissance comme une asphyxie, dans le monde «post-exotique» d’après la catastrophe. La terre étouffe sous la «gelée immonde» d’une méduse gluante, la «tripo-démocratie». Le troisième volet est consacré à Maria Soudaïeva, une auteure déjà connue pour la virulence poétique de ses Slogans cryptiques.