«Ce que nous cherchons à obtenir à travers la grève et l'annulation des festivals? Que le gouvernement n'agrée pas le protocole d'accord visant à réformer le régime chômage de l'intermittence.

Et qu'il convoque ensuite, dans les plus brefs délais, des états généraux de la culture. Il faut qu'il y ait une vaste négociation entre les partenaires, artistes, collectivités locales et Etat. Il s'agira alors de définir les rôles des uns et des autres et de réfléchir au financement de la culture. L'Etat doit faire des choix, cesser le saupoudrage. S'il ne peut aider que 200 compagnies, il doit le dire clairement. A partir de là, nous pourrons, dans une dynamique syndicale, avancer nos revendications.

Si le gouvernement ne nous entend pas, malgré nos actions, il risque bien d'affronter cet automne d'autres mouvements. Le monde artistique se découvre solidaire. D'autres catégories vont se mobiliser. Le corps social peut réagir très violemment.»