Tout est bien qui finissait bien. Malgré la mort d’Iron Man, l’escouade de super-héros et héroïnes enrôlés par le SHIELD pour sauver le monde parvenait dans Avengers: Endgame (2019) à déjouer les plans du puissant Thanos, qui, grâce aux six Pierres d’infinité, avait d’un claquement de doigts éradiqué la moitié de l’humanité. Ouf, la Terre est sauve. Mais probablement pas pour longtemps…

Sur «Avengers: Endgame»: C’est la lutte finale

Propriété de l’empire Disney, les studios Marvel ont mis au point un vaste et tentaculaire univers cinématographique dans lequel les justiciers costumés se croisent et s’entraident, tout en vivant chacun en parallèle leurs propres aventures. Le MCU, pour Marvel Cinematic Universe, compte à ce jour 23 longs métrages, divisés en trois phases. Même si elle a pris du retard, pandémie mondiale oblige, la quatrième phase est en route. En guise d’amuse-bouche, elle démarre dans les marges avec une série, la première développée pour la plateforme Disney+. Et là où The Mandalorian rassurait les fans de Star Wars avec un récit raccord avec la saga, malgré un scénario très faible, WandaVision s’avère totalement déroutante.

Ces séries bien-aimées

Dans la chronologie MCU, annonce Disney, WandaVision se situe après la bataille titanesque au cœur d’Avengers: Endgame. Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), alias la Sorcière rouge, apparaissait dans cet ultime chapitre de la trilogie Avengers, au contraire de son partenaire Vision (Paul Bettany). On pouvait par contre les voir tous les deux en 2016 dans Captain America: Civil War. Difficile à suivre?

Bienvenue dans l’univers Marvel! Lequel entre, avec WandaVision, dans une nouvelle dimension puisque la série s’inspire de l’esthétique des sitcoms des années 1950-1960 – Ma sorcière bien-aimée, I Love Lucy, The Dick Van Dyke Show, avec des hommages parfois appuyés, comme le générique dessiné du deuxième épisode, copie conforme de celui du feuilleton culte mettant en scène Samantha, cette sorcière mariée à un humain ordinaire.

Réalité parallèle

Rires préenregistrés, quiproquos à la chaîne, personnages secondaires caricaturaux, banlieue pavillonnaire où tout semble – en apparence du moins – parfaitement à sa place: en noir et blanc et au format 1:33 (image carrée), WandaVision a quelque chose de totalement hors du temps. Si ce n’est que la série est truffée de références à l’univers Marvel. Mais que font Wanda et Vision dans une sitcom vintage? A la fin du premier épisode, une image furtive, en couleur, montre une silhouette regardant la série sur un écran. Simple mise en abyme ou signe que le couple est perdu dans une réalité parallèle et surveillé? Par la suite, d’autres éléments, comme un jouet en couleur trouvé par Wanda, viendront étayer la seconde hypothèse.

Surprise, encore, avec un troisième épisode «in color». Tout va très vite, comme la grossesse express de Wanda… A l’instar des téléspectateurs, le couple ne semble pas réellement savoir ce qu’il fait dans ce monde en toc, façon Truman Show… La suite s’annonce passionnante.


WandaVision, série en neuf épisodes créée par Jac Schaeffer. Trois épisodes sont disponibles sur la plateforme Disney+, les suivants seront mis en ligne chaque vendredi jusqu’au 5 mars.