Séries

«Wilder», des crimes dans la forêt jurassienne

La série policière alémanique revient ce jeudi soir sur la RTS pour une deuxième saison, dans le Jura après l’Oberland. Les lieux sont exploités pour la formule dramatique. Efficace, exportable

Après l’Oberland bernois dans la neige, les forêts profondes du Jura. Wilder revient ce jeudi soir sur la RTS pour une deuxième saison, et cette fois, on se déplace vers Saignelégier et environs. La série policière vedette de la chaîne alémanique SRF joue à plein la carte des paysages locaux pour mieux implanter ses enquêtes criminelles.

Les fidèles retrouvent Rosa Wilder (Sarah Spale), policière toujours en froid avec son père, qui a fait de la prison. Elle est envoyée dans les vallées boisées pour enquêter sur un triple meurtre. Deux hommes dont les parents sont originaires des Balkans ont été retrouvés abattus, avec une jeune femme du village voisin. Il est question de drogue et d’argent, mais cela ne suffit pas à expliquer un triple assassinat, d’autant que la troisième victime ne colle pas dans la combinaison.

Une fiction balayant le territoire?

On sait déjà qu’une troisième saison de Wilder se prépare, et qu’elle se déroulera dans les Montagnes neuchâteloises. On pourrait ainsi imaginer Wilder devenir une Tatort nationale, ou un Meurtre à… (comme la collection de France Télévisions): une série déclinant l’investigation criminelle en labourant le territoire national, et en se moulant dans ses typicités – pour mieux, au fond, les valoriser.

A propos de la première saison: Avec «Wilder», la TV alémanique opère son grand retour dans les séries

A voir le début de la saison 2, ce n’est pas exactement ce qui apparaît à l’écran. Wilder utilise son terreau forestier, avec la menuiserie centrale dans la géographie ruralo-urbaine locale, pour fabriquer un environnement qui lui est propre.

Surtout, une méthode de fabrication

Il ne serait pas très pertinent de mesurer le degré de réalisme local de cette saison jurassienne, même si elle en contient. Wilder est une série procédurale au sens de sa méthode de conception. Elle applique, avec brio, des gabarits, tout en entretenant son ancrage local. La série créée et coécrite par Béla Batthyany, réalisée par le Romand Pierre Monnard, manque un peu de personnalité, mais elle a ses qualités, dont l’efficacité. Wilder prouve que l’audiovisuel suisse, avec la SSR comme mandataire, sait produire une série policière parfaitement défendable sur le marché international.

Retrouvez tous nos articles sur les séries TV


«Wilder». Deuxième saison en six épisodes de 50 minutes. Sur RTS 1 et en ligne.

Publicité