Il fut l’ami de Stendhal, avec qui il partageait une vénération pour Napoléon, l’admirateur de Poussin, dont ses propres talents de peintre lui permirent de comprendre le génie, celui de Keats aussi, et certainement le critique le plus important du romantisme anglais.

On ne lit plus guère de nos jours William Hazlitt, et on a tort. Sa réflexion littéraire et esthétique non seulement le plaça au premier rang des essayistes de son temps, mais constitue encore aujourd’hui un document d’importance à la fois sur les grands thèmes réflexifs du romantisme (l’imagination, l’originalité, le génie, le plaisir esthétique) et sur le regard que ce dernier jetait à la fois sur Shakespeare, Milton, Rousseau ainsi que sur l’histoire (politique) à la fois éloignée et contemporaine. On ne voit guère que la Biographia Literaria de Coleridge pour lui faire pièce dans l’Angleterre de l’époque.