Par la suite, l’association moqueuse de Xi Jinping avec le personnage de dessin animé, bien connu pour sa jovialité, sa naïveté et son caractère tranquille, refait surface à de nombreuses occasions, notamment en 2014, lors d’une visite du premier ministre japonais Shinzo Abe.
Winnie l’Ourson sur liste noire
Ces moqueries ne sont cependant pas du goût du gouvernement chinois, qui sévit à de nombreuses reprises afin de faire interdire les clichés qui circulent. Une image de 2015, parodiant Xi Jinping pendant une parade militaire, a même été la plus censurée de l’année, selon la firme Global Risks Insight, et le nom de Winnie l’Ourson aurait même rejoint la liste noire des termes recherchés par les services de censure internet. La firme d’analyse politique affirme que les autorités chinoises y voient une atteinte à la dignité du chef d’Etat.
Le mois dernier, la chaîne HBO a même été bloquée en Chine après que l’humoriste John Oliver s’est amusé de la susceptibilité du leader chinois et en a profité pour condamner l’état des droits de l’homme dans son pays. Pour Global Risks Insight, si l’ire du gouvernement peut paraître comique, elle serait néanmoins à inscrire dans une tendance de censure accrue et de consolidation du pouvoir chinois sur les médias.
Pour autant, l’interdiction du film pourrait également ne pas relever de la susceptibilité de Xi Jinping, mais des restrictions que Pékin impose à la diffusion de films étrangers, limités à 34 longs métrages par an. Ainsi, le film Un raccourci dans le temps, autre production du studio Disney, s’est également vu refuser l’accès au marché chinois cette année.
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