Cemetery Road n’a qu’un défaut, le volume et le poids de ses 766 pages. Pour le reste, ce polar aux innombrables méandres – comme le Mississippi qui lui sert de décor – représente le parfait livre de chevet de vacances réussies. Une vraie saga à l’ancienne qui prend le temps d’explorer les âmes et les paysages, avec d’innombrables personnages, des nantis pourris jusqu’à la moelle, des idéalistes qui s’accrochent à leurs rêves, des amoureux ballottés par l’histoire et des êtres morts prématurément (un frère, un fils) qui n’en finissent pas de hanter les vivants. Bref, une réussite jusque dans son rythme qui nous rappelle que son auteur, Greg Iles, fut musicien avant de devenir écrivain.