C’est un peu comme Top Chef, sauf qu’il ne s’agit pas de déterminer quel est le meilleur baba au rhum, mais de se substituer de façon spectaculaire à la justice et de prononcer un verdict de vie ou de mort. Cette émission a réellement existé en Iran. Elle célébrait Yalda («grande naissance»), le solstice d’hiver, un moment d’allégresse où les familles se réunissent autour de plateaux de fruits rouges, en proposant de jouer une destinée en direct. Bouleversé par un épisode, le réalisateur Massoud Bakhshi (Une Famille respectable) en tire Yalda, la Nuit du pardon.

L’élue du jour, c’est Maryam, 22 ans. Ayant tué accidentellement son mari Nasser, 65 ans, elle a été condamnée à mort. Sur le plateau, elle est confrontée à Mona, la fille de sa victime, seule apte à la sauver si elle lui accorde son pardon en direct devant des millions de spectateurs. Un présentateur fait monter la sauce de ce show «allant de la mort à la vie». Des étudiants «pour l’amélioration de la pratique de la morale» servent de témoins à charge. Les spectateurs peuvent voter et verser de l’argent pour payer le «prix du sang»…