Librairies du monde

Sur les pas de Yourcenar

Quelques autres librairies bruxelloises et quelques bons cafés aussi.

Les librairies font le bonheur des dimanches bruxellois. Elles sont ouvertes les après-midi dominicaux et invitent à flâner entre leurs rayons, à se laisser porter par l’invention des libraires qui s’amusent, associant un livre à un autre, se délectant parfois de rapprochements incongrus et drôles. La librairie Filigranes, avenue des Arts 39, n’a pas le cadre merveilleux de Tropismes, mais elle est aussi un lieu de découvertes formidable et très vaste. On peut y boire un café, y écouter du piano, acheter un journal ou un magazine.

Les alentours de Tropismes, elle aussi ouverte le dimanche, de même que jusqu’à 20h le vendredi soir, jour de théâtre, offrent aussi, de quoi se délecter. Les lecteurs les plus pressés déballent leurs livres devant la vitrine même, où une ou deux tables les accueillent. Ceux qui ont soif emmènent leur butin en face, au Mokafé (galerie du Roi 9). Ceux qui ont faim remontent la galerie du Roi jusqu’à l’Arcadi (rue d’Arenberg 1b), véritable institution des petites croques bruxelloises, où une infinité de tartes salées et sucrées attend les gourmands.

On peut aussi grimper vers les parcs. Le mont des Arts avec ses alignements modernes d’arbres sagement coupés. Plus haut, au-delà de la gare centrale et du musée Bozar (rue Ravenstein 23), le parc de Bruxelles juste en face du Palais royal déploie ses allées en forme de compas.

Jardin secret

Mais le lecteur qui veut du calme partira en direction des Sablons, Grand et Petit. Au-dessus, caché entre la rue aux Laines et le boulevard de Waterloo, il trouvera le très discret et paisible parc d’Egmont, avec ses arbres vénérables. Un lieu difficile à débusquer si on ne le connaît pas. Et si on s’aventure rue aux Laines, on pourra y accéder, en suivant les citations de L’Œuvre au noir de Marguerite Yourcenar, à qui un petit passage vers le parc a été dédié.

Publicité