Des fiancés sur le point de se dire oui d'un côté, des amoureux contrariés de l'autre, une empoignade entre le roi des elfes et la reine des fées, une troupe de théâtre amateur pas très dégourdie, sans oublier une potion qui fait chavirer. Dans Le Songe d'une nuit d'été, de William Shakespeare, l'amour n'est pas confiné au monde tel que nous le connaissons. Le surnaturel est convoqué et les sortilèges ont droit de cité. C'est cette dimension que la dramaturge française Pauline Sales veut explorer dans sa «rêverie» à partir de l'œuvre de son aîné. Elle a imaginé les adolescents du Songe devenus adultes et pris dans le tourbillon de la vie. Hermia et Lysandre vont s'unir, mais pour eux ce n'est pas une première. Leur vœu: célébrer leur famille recomposée. Mais les enfants sont loin d'être conquis. Alors, ils ont recours à… Cupidon, histoire de tester les élans de leurs parents. Jean Bellorini, directeur du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, met en scène cette nuit où les cœurs vont tanguer. Pour mieux se retrouver? Dès 8 ans.