Dans un grand nombre de caisses de pension, la baisse du taux de conversion est si forte qu’elle rend attractif un départ prématuré à la retraite. Auprès des assurés de la caisse de pension du canton de Bâle-Campagne (BLPK), il faut s’attendre à «un exode massif», selon la «Basler Zeitung» de mercredi. 987 fonctionnaires sont concernés. Ils auront entre 58 et 64 ans en 2018, a indiqué Martin Lüthy, le responsable des services du personnel.

Seulement 51% du salaire assuré

Le conseil d’administration de l’institut de prévoyance public a en effet décidé de baisser de 3 à 1,75% dès 2018 le taux technique et de 5,8 à 5% en quatre étapes à partir de 2019 le taux de conversion. Il faut savoir que le taux technique est le taux de rendement annuel moyen qu’une caisse de pension espère réaliser sur le long terme. Le taux de conversion minimal est le taux auquel le capital de vieillesse LPP («avoir de vieillesse») est transformé en une rente annuelle garantie à vie.

A lire aussi: Glossaire de la prévoyance professionnelle

La baisse du taux technique se traduira par une baisse du taux de couverture, mais la réduction du taux de conversion frappera pleinement les assurés dès 2019. Ces mesures conduisent à une rente qui ne sera plus que de 51% du salaire assuré, et non plus de 60%, à partir de 2022.

A lire aussi: La Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève primée pour sa gestion

L’assuré qui part en 2018 bénéficie encore des conditions actuelles. Par rapport à un effectif de quelque 4000 assurés, cela correspond à 17 à 20% du total. En effet, de nombreux emplois ne sont pas à plein-temps, selon le quotidien.

A lire aussi: «La numérisation améliore la qualité de la prévoyance»