On le sait, l'enveloppe financière de l'accord global conclu entre les grandes banques et les organisations juives est de 1,25 milliard de dollars. Ce montant devrait couvrir les prétentions de tous les plaignants concernés par l'accord. Dans son mémorandum du 26 juillet, que certains connaisseurs du dossier jugent très inspiré par le secrétaire de Paul Volcker, Michael Bradfield, et par l'avocat Judah Gribetz, le juge Edward Korman a émis des doutes sur ce chiffre.

Il a en effet insisté sur le fait que la valeur des actifs déposés dans les banques suisses pourrait excéder le montant de 1,25 milliard de dollars. Sur ce point au moins, les deux grandes banques ont mis les pieds au mur. Elles lui ont vertement rappelé que le représentant des plaignants lui-même, Burt Neuborne, estimait que «la partie du montant de l'accord global qui sera alloué pour compenser ces actifs sera suffisante pour régler toutes les plaintes identifiées dans le rapport Volcker».

Elles lui ont aussi rappelé que ce rapport avait évalué à 247 millions de dollars la valeur agrégée des comptes identifiés comme étant en relation directe ou probable avec l'Holocauste.

P. Ct