Innovation

«Zurich doit devenir la Silicon Valley de l’Europe»

DigitalZurich 2025 a été officiellement lancé jeudi soir à Zurich. Sunnie J. Groeneveld, directrice du projet visant à stimuler l’innovation dans le secteur numérique suisse, répond aux questions du «Temps»

«Zurich doit devenir la Silicon Valley de l’Europe»

Innovation Le projet Digital Zurich 2025a officiellement été lancé jeudi soir

Dévoilé à Davos en janvier, le projet Digital Zurich 2025 est devenu concret jeudi. Son objectif: renforcer l’implication de la région zurichoise – et de la Suisse – sur la scène numérique européenne. Dans les faits, cela se traduira par exemple par la tenue d’un congrès annuel, d’un sommet qui mettra en contact des investisseurs internationaux avec les jeunes entreprises de la région et la création et l’aménagement d’un accélérateur de start-up.

De nombreuses sociétés comme Google, Migros, La Mobilière, La Poste, Ringier (éditeur du Temps), Swisscom ou UBS ont rejoint le projet. Le secteur public y est également présent avec l’implication du canton et de la Ville de Zurich, ce qui est «exceptionnel», selon Sunnie J. Groeneveld. Cette entrepreneure zurichoise – fondatrice du cabinet de consultant Inspire925 et diplômée de l’Université de Yale – a pris la direction du projet.

Le Temps: Pourriez-vous résumer les grandes lignes de Digital Zurich 2025?

Sunnie J. Groeneveld: L’idée générale est de stimuler l’écosystème de l’innovation dans le numérique. Nous voudrions que la région zurichoise devienne en quelque sorte la Silicon Valley européenne.

– Pourquoi Zurich plutôt que Genève, Bâle ou Lausanne?

– Evidemment, l’idée est que ce projet déborde de la seule région zurichoise et anime toute la Suisse. Mais il doit bien débuter quelque part. Et personnellement, pour avoir passé du temps en Suisse, je me rends compte que toutes les villes sont, dans le fond, de grands villages. Il a fallu en choisir un.

– Quelle sera l’implication concrète des sociétés évoquées?

– Elles ne vont pas simplement s’asseoir à une table et regarder passer les idées. Elles contribueront financièrement aux différents projets.

– A-t-on déjà une idée du budget total?

– Nous ne souhaitons pas le communiquer.

– A l’heure où la Suisse voit ses conditions-cadres se dégrader (immigration, franc fort, etc.), comment va-t-on convaincre de jeunes entrepreneurs de venir s’installer dans la région?

– En effet, ce sera un défi. Mais il ne faut pas attendre que les conditions-cadres s’améliorent pour lancer un tel projet, sinon, rien n’avancera jamais.

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