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SIX lance un incubateur pour faciliter l’éclosion des «fintechs» en Suisse

Baptisé «F10», le nouveau centre d’innovation de la bourse suisse offrira un espace de travail à des start-up à Zurich. Le projet est doté d’un budget de 2 millions. L’opérateur apportera un soutien aux jeunes pousses mais n’investira pas lui-même dans les sociétés

SIX lance un incubateur pour faciliter l’éclosion des «fintechs»

Innovation Baptisé «F10», le nouveau centre d’innovation de la bourse suisse offrira un espace de travail à des start-up

Le projet a un budget de 2 millions

Créateurs de start-up ou de projets en lien avec les services financiers, l’heure est venue de présenter vos projets! Durant cette seule semaine, trois événements ont lieu à Zurich sur le thème très porteur des «fintechs», contraction entre finance et technologie. Mardi soir, UBS a réuni une centaine de participants lors d’un événement organisé suite au lancement de son concours intitulé «The UBS Future of Finance Challenge». Les projets peuvent être présentés jusqu’au 23 septembre.

Mercredi, SIX, l’exploitant de la bourse suisse, a ouvert officiellement son nouvel incubateur consacré aux technologies financières, baptisé «F10». Jeudi après-midi, une dizaine de jeunes pousses pourront présenter leur projet devant un panel d’investisseurs ou de spécialistes du secteur lors du «Swiss Fintech Pitch». A Genève, l’incubateur «Fusion» commencera bientôt ses activités.

Face à l’abondance d’initiatives dans ce domaine, pourquoi SIX se lance-t-il à son tour dans la bataille? Andreas Iten, le responsable de la stratégie chez SIX Financial Information et artisan du projet, indique que l’opérateur de la bourse suisse entend avant tout apporter un soutien aux sociétés qui apportent des idées innovantes dans le domaine des fintechs. «Comme fournisseur de l’infrastructure pour la place financière suisse, nous voulons agir comme facilitateur en soutenant la création d’un écosystème d’innovation dans les technologies financières», a-t-il expliqué devant les médias mercredi à Zurich.

En revanche, il précise d’emblée que SIX ne va pas investir lui-même dans les projets présentés, ni prendre de participations financières. Objectif affiché par SIX: contribuer à ce que de nouvelles idées prometteuses arrivent jusqu’au marché sous la forme de solutions innovantes – le plus rapidement possible bien sûr. Les projets lancés devront participer à des «sprints technologiques» répartis en trois phases.

Doté d’un budget de 2 millions de francs, l’incubateur vise à la fois à favoriser certains projets innovants élaborés dans le cadre de SIX et à offrir un espace de travail et un soutien aux équipes sélectionnées. Sur l’entier d’un étage d’un bâtiment situé à l’ouest de Zurich, les locaux mis à disposition permettront d’accueillir 3 à 4 start-up durant 20 semaines. L’espace permettra aux sociétés sélectionnées d’élaborer leur projet et servira aussi d’espace de réunion, pour échanger avec d’autres start-up.

Mercredi, 11 équipes ont pu présenter leur projet dans le cadre d’un processus de sélection encore confidentiel. Leur profil? Principalement des start-up qui ont un lien avec l’EPF de Zurich ou des projets en provenance d’Allemagne, a laissé entendre Andreas Iten. Après une phase de développement initial de quelques mois, les jeunes pousses pourront aussi rejoindre Impact Hub, un espace de travail logé dans une ancienne usine à quelques centaines de mètres de là, avec lequel un partenariat a été conclu.

Markus Graf, responsable de la gestion de l’innovation, souligne que SIX entend collaborer avec d’autres projets lancés récemment, à l’exemple de l’initiative DigitalZurich 2025, Impact Hub ou encore le Swiss Fintech Innovation Lab qui pourrait voir le jour dans le parc technologique de Dübendorf. Quelles sont les chances des start-up créées en Suisse face aux concurrents aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne? Paradoxalement, «le haut degré d’exigence requis lors du lancement de projets en Suisse peut constituer un atout pour se démarquer face à l’étranger», juge Andreas Iten. Selon lui, le haut degré de qualité des infrastructures, notamment dans les technologies mobiles, est aussi un atout pour la Suisse.

SIX n’investira pas lui-même dans les projets, ni ne prendra de participations financières

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