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Une version améliorée de la fusée Falcon 9 de SpaceX décolle de la base de Cap Canaveral en Floride. La poursuite de la course à la conquête spatiale marquera l’année.
© Joe Skipper

Prospective

2016: l’odyssée technologique

Conquête spatiale, réalité virtuelle, voitures autonomes: cette année, les innovations auront de quoi changer notre mode de vie et de consommation. Tour d’horizon des rendez-vous à ne pas manquer

Il y a ces dates que tous les technophiles ont déjà entouré dans leur calendrier: la sortie de l’iPhone 7 cet automne, du drone autonome Lily en février ou la prochaine annonce concernant la future console de Nintendo. Mais d’autres grands rendez-vous promettent de bouleverser notre mode de vie plus durablement. Coup de projecteur sur quatre grands enjeux de 2016.

Conquête spatiale

Nous commençons l’année comme on l’avait terminé: sur l’exploit de la société américaine SpaceX qui est parvenue à faire atterrir sur terre le premier étage d’un lanceur qui avait mis en orbite une constellation de satellites. Fondée en 2002, l’entreprise du milliardaire Elon Musk démontre, après deux échecs, sa résilience. Elle pourrait désormais imposer la réutilisation des lanceurs comme le nouveau standard de l’industrie spatiale. La concurrence avec Blue Origin (propriété de Jeff Bezos) qui est parvenu un mois plus tôt à faire atterrir une fusée après un vol suborbital non habité, promet une passionnante course aux exploits spatiaux.

C’est aussi en mars 2016, que l’Agence spatiale européenne (ESA), en collaboration avec son homologue russe, lancera sa mission pour Mars qui devrait, à terme, placer une sonde en orbite autour de la planète rouge et poser un appareil sur sa surface. Cette première replacerait l’Europe dans la course à la conquête spatiale. D’autre part, le système de satellites Galileo, qui permettrait aux Européens de s’affranchir de leur dépendance au GPS américain, entrera en service à la fin de l’année.

Réalité virtuelle

La réalité virtuelle est appelée à devenir la nouvelle frontière de l’industrie du jeu vidéo. Une perspective de plus en plus proche puisque tant Sony (PlayStation VR) que Facebook (Oculus Rift) doivent commercialiser leurs casques au premier trimestre de l’année. Ce sera le 28 mars pour Oculus, au prix de 599 dollars. Plus complet mais aussi plus encombrant, le casque HTC Vive (sortie en avril) permettra au joueur de se déplacer grâce à un système d’émetteurs-récepteurs qui reproduisent l’univers physique dans le jeu. Microsoft est également en train de développer ses lunettes à réalité augmentée Hololens qui permettent d’ajouter des hologrammes au monde réel. Une version pour les développeurs est attendue en 2016. A terme, la technologie de réalité augmentée permettra aux médias d’offrir des reportages immersifs ou aux commerciaux de proposer des visites numériques ou «d’essayer» leurs produits sans se déplacer en magasin.

Voitures autonomes

Google accélère le rythme dans le développement de ses voitures autonomes. Sa holding Alphabet créera en ce début d’année une unité spécialement dédiée aux véhicules sans conducteur. Objectif: passer rapidement à la commercialisation des premiers modèles. Un projet de loi californien – Etat où sont principalement testés les véhicules autonomes – pourrait imposer aux passagers d’être toujours en mesure de reprendre le volant. Une perspective (la loi entrerait en vigueur fin 2016) qui pourrait priver les personnes âgées ou handicapées de transport, limitant les avantages de ces véhicules et conditionnant leur développement futur. Mauvaise nouvelle pour Google, qui voit également comment la concurrence s’intensifie sur le secteur. En tout, onze sociétés font déjà circuler leurs modèles autonomes sur les routes de Californie. Le constructeur Ford s’y mettra dès ce trimestre.

Bulle technologique

Éclatera? Éclatera pas? Voilà un débat qui continuera à coup sûr de diviser les analystes cette année. L’indice technologique Nasdaq culmine actuellement autour des 5000 points. C’est trois fois plus qu’il y a sept ans. La dernière fois qu’il avait atteint un pic semblable, c’était en 2000, juste avant l’éclatement de la bulle internet. Or, le secteur semble aujourd’hui plus solide. Personne ne conteste la valorisation des géants de la technologie que sont Google, Facebook, Apple ou Amazon. Les investisseurs sont également plus méfiants et ont déjà sanctionné les groupes qui peinent à monétiser leur modèle d’affaire. Finalement, la chute de certaines licornes (entreprises privées valorisées à plus d’un milliard de dollars) aurait un impact moindre sur le grand public puisque ce sont principalement des fonds de placements ou les fondateurs qui ont investi dans ces sociétés. Mais ceux qui prédisent, année après année, l’éclatement d’une bulle finiront-ils par avoir raison?

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