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L'argent n'a pas trouvé grâce aux yeux des investisseurs cette année, qui lui ont préféré des métaux moins précieux mais plus prisés.
© Chris Ratcliffe/Bloomberg via Getty Images

matières premières

En 2017, les investisseurs sont restés indifférents à l’argent

Cette année, ni l’argent ni l’or n’ont trouvé grâce aux yeux des investisseurs. Ceux-ci leur ont préféré le plomb, le cuivre et, surtout, le palladium

Comme à la fin de la récréation où l’enfant comptait ses billes, en fin d’année les investisseurs comptent leurs billets. Mauvaise pioche, s’ils ont misé sur l’argent. Le métal gris a fait grise mine, cette année, à l’image d’une vieille blouse d’écolier. Cours moyen stable à près de 17 dollars l’once. Autant dire une mauvaise note dans les annales boursières. En 2017, les spéculateurs ont été indifférents à l’argent. Un comble.

L’or n’a pas non plus trouvé grâce à leurs yeux. Pourtant, le métal jaune a tendance à s’échauffer à chaque événement faisant frissonner l’épargnant. Que la tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord monte d’un cran, que les discordes européennes sur fond de Brexit animent les marchés ou que la montée des populismes inquiète.

Le cuivre comme baromètre

Mais d’autres facteurs ont pesé dans la balance et ont refroidi le cours. Comme le renforcement du billet vert, l’évolution des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) ou la réforme fiscale de Donald Trump. Les analystes n’ont pu que constater la faible progression du cours de l’or, qui termine l’année en oscillant autour des 1250 dollars l’once. L’or gelé, ou presque.

Mais que les esprits inquiets se rassurent. Les boursicoteurs ont trouvé d’autres friandises à se mettre sous la dent. Le plomb, par exemple. Sans oublier zinc, fer, cuivre ou aluminium, tous au tableau d’honneur des spéculateurs. Des métaux moins précieux mais plus prisés. Ils bouclent une deuxième année consécutive de hausse.
En bonne place dans la fanfare, le cuivre, considéré comme un baromètre de l’économie mondiale, affiche une progression de près de 20%. La palme est toutefois décrochée par le palladium, dont le cours a bondi de plus de 50%, passant la barre des 1000 dollars l’once à la bourse de New York.

Une envolée «plein pot» pour un métal dont le premier débouché n’est autre que le pot catalytique. Celui-ci absorbe les deux tiers de la production mondiale. Le palladium joue un rôle clé pour filtrer les émissions polluantes des voitures à essence. Or, la demande ne cesse de croître pour ce type de véhicule depuis la sortie de route de Volkswagen, suivi de ses concurrents, accusés de fraude au test de pollution des moteurs diesel.

Moteurs électriques

Un autre moteur propulse le prix des métaux. En l’occurrence, le moteur électrique. Les nouveaux modèles Tesla et toutes les déclinaisons imaginées par les constructeurs existants, sans oublier l’appétit de la Chine pour le tout électrique, font monter les enchères. L’engouement profite au nickel comme au cuivre. Surtout, le paroxysme de la spéculation s’illustre avec le cobalt. Le métal bleu, même s’il n’est pas coté, s’enflamme. Son prix a été multiplié par trois en deux ans.

Dans ce contexte, les groupes miniers se frottent les mains. Après avoir été rudement secoués à la suite du plongeon des cours en 2015, ils ont retrouvé leur équilibre financier. Au risque de réappuyer sur l’accélérateur de l’extraction des métaux. Et d’être pris à contre-pied au moindre ralentissement de l’économie chinoise.

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