Formation

Neuchâtel va former des étudiants 4.0

L'école professionnelle du CPLN et l'Université créent de nouveaux cours qui préparent leurs étudiants aux enjeux de la quatrième révolution industrielle

Préparer les techniciens de demain à la numérisation industrielle. Tel est l’objectif affiché par le Centre professionnel du littoral neuchâtelois (CPLN). Lors d’une conférence de presse, mercredi dans ses locaux de Neuchâtel, l’établissement a présenté les contours de son nouvel outil de formation.

Un modèle réduit d’usine, fourni par le géant mondial de l’automation, SMC, sera installé en août 2017. Il comprendra treize stations connectées et trois robots et il servira à simuler la production du futur. La halle dédiée à cette «Automation Academy» sera accessible à «plusieurs centaines d’élèves par année», affirme le CPLN.

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L’industrie 4.0, c’est la «convergence des technologies, donc la convergence des métiers que nous enseignons, a résumé Cédric Bassin, directeur de l’école technique du CPLN. Elle nous oblige à repenser notre manière de former», puisque désormais, autour d’une même ligne de production numérisée peuvent se retrouver à collaborer des automaticiens, des électroniciens, des polymécaniciens et des informaticiens.

Le milieu académique s’y met aussi

Cette présentation a eu lieu le même jour qu’une annonce de l’Université de Neuchâtel (UniNe), située à une centaine de mètres du CPLN. L’établissement va proposer dès cet automne aux jeunes qui choisiront la voie académique un master transversal. Transversal, parce qu’il réunira les compétences des quatre facultés – économie, droit, sciences sociales et sciences tout court.

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L’UniNE veut «préparer la relève qui conseillera les entreprises, organisations et administrations dans la perspective de la 4e révolution industrielle». Le cursus prévoit une mise à niveau et un tronc commun. Ensuite, trois orientations seront possibles: gestion de la R&D, droit de l’innovation ou innovation et société.

Ses étudiants, conclut l’université, pourront ensuite apporter leurs compétences soit à des entreprises dont le modèle d’affaire repose sur l’innovation, soit à des entreprises qui sont confrontées à un bouleversement de leurs modèles d’affaires.

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