Horlogerie

La marque familiale Raymond Weil signe avec «David Bowie»

La société genevoise présentera dès jeudi à Bâle une montre en hommage au chanteur pop décédé l’an dernier

Peu avant la Foire de Bâle 2016, la marque horlogère genevoise Raymond Weil annonçait un partenariat avec les Beatles. Cette année, rebelote. Alors que la grand-messe horlogère s’ouvre ce jeudi, la même société présentera un modèle rendant hommage au chanteur David Bowie. «Un vrai visionnaire, une légende de la musique et une source extraordinaire d’idées pour nos projets», s’enthousiasme Elie Bernheim, directeur général de l’entreprise.

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Celui qui est aussi le petit-fils de Raymond Weil soutient qu’il ne s’agit pas que d’un effet d’annonce: «Ce n’est pas uniquement pour la Foire de Bâle. Ce partenariat veut s’étendre sur le long terme.» Et Elie Bernheim de citer l’exemple des Beatles, groupe avec lequel la marque va lancer un deuxième modèle dédié cette année, ou de Gibson, fabricant de guitares avec qui elle travaille depuis 2015.

Traditionnellement proche de l’univers de la musique

Le jeune patron de Raymond Weil (37 ans cette année) raconte être allé l’année dernière à la rencontre de David Bowie Estate, la société qui gère les droits du chanteur décédé en janvier 2016. «Ils ont immédiatement été séduits par notre approche»

La marque genevoise est traditionnellement proche de l’univers de la musique, ce qui, outre les partenariats précités, se traduit dans les noms de certaines de ses collections de montres (Toccata, Maestro, Tango…) voire même dans un certain sens de la mise en scène (ces dernières années, un violoncelle géant surplombait le stand bâlois de la marque).

Le modèle David Bowie, reprenant notamment le fameux éclair de la star à 12h sur le cadran, sera lancé à 3000 exemplaires pour un prix de 1750 francs. Fidèle à la philosophie de son entreprise, Elie Bernheim n’articulera pas d’autres chiffres. «Même si cette opération est très belle en termes d’image, elle reste raisonnable en termes de coûts», relève simplement le directeur général qui dit ne pas oublier que l’industrie traverse une «conjoncture économique complexe».

Chiffres noirs en 2016

Pour autant, l’entreprise qualifiée d’«indépendante, familiale et fière de l’être» s’en sort plutôt bien, à en croire Elie Bernheim. Avec ses quelque 150 000 pièces écoulées par année (selon des estimations que l’entreprise ne commente pas), la société serait restée dans les chiffres noirs l’an dernier, «mais sans atteindre de croissance à deux chiffres».

Raymond Weil ne fabrique pas ses propres mouvements. Elle en achète à Sellita (80%) et à ETA (20%), ce qui lui permet de proposer des montres mécaniques à des prix courant de 850 à 4000 francs. Elle emploie 150 personnes entre son atelier d’assemblage de La Chaux-de-Fonds (NE), ses locaux administratifs de Genève et les filiales qu’elle possède dans sept pays différents.

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