Capitaux

Symetis veut lever 60 millions de francs sur Euronext

La société de technologie médicale sise à Ecublens (Vaud) a annoncé son entrée en bourse à Paris pour le 3 avril. Elle veut développer une nouvelle génération de valves cardiaques et devenir le numéro un européen en la matière

Symetis a annoncé lundi qu’elle fera son entrée en bourse le 3 avril prochain sur la plateforme Euronext à Paris. L’entreprise vaudoise, l’un des leaders mondiaux dans l’implantation non invasive de valves cardiaques, espère lever 55,8 millions d’euros (59,36 millions de francs).  Ce montant a été calculé sur la base d’une fourchette de prix par action entre 26 et 32 euros. La clôture de l’offre est fixée au 28 mars prochain.

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Il s’agit là de la deuxième tentative d’entrer en bourse de Symetis. La première en 2015 a été avortée, mais sans que cela freine la croissance de la société. En Europe, des expansions, notamment en termes de marchés, ont eu lieu en Italie, dans les pays nordiques, au Royaume-uni et en Espagne. Hors Europe, Symetis a pignon sur rue en Argentine, au Brésil ainsi qu’en Australie. Elle vise désormais le Japon, les Etats-Unis et la France. «Nous sommes bien positionnés pour devenir le premier acteur européen sur le marché de cardiopathies structurelles, explique Jacques R. Essinger, le directeur, dans un communiqué publié lundi. Notre introduction en bourse vise justement à doter Symetis des nouvelles ressources nécessaires pour accélérer le rythme de notre développement dans les cardiopathies structurelles.»

De nouveaux produits

Dans le détail, le capital levé servira, pour 40%, à financer le développement de nouveaux produits. Entre 15% et 30% seront investis dans de nouvelles capacités de production avec la construction d’une usine, mais dont l’emplacement n’a pas encore finalisé. Ensuite 15%, serviront à acquérir des licences de produits existants ou de nouvelles technologies.

Pourquoi l’entreprise sise à Ecublens dans la banlieue industrielle lausannoise, a-t-elle choisi Paris? «Euronext est la première bourse paneuropéenne qui s’étend sur le Portugal, la France et les Pays-Bas, explique un responsable de Symetis. Elle est le deuxième centre financier pour les sociétés de biotechnologie et de medtech, après le Nasdaq aux Etats-Unis.» La société estime par ailleurs qu’elle aura une visibilité accrue parmi les investisseurs dans son domaine.

Quatre sociétés romandes en bourse

Créé en 2001, Symetis a lancé son premier produit en 2011. Son chiffre d’affaires a atteint 38,4 millions de francs en 2016, pour des pertes de 16,3 millions. A fin 2016, elle comptait 291 emplois, dont 104 étaient des postes liés directement aux activités propres du groupe.

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Symetis est la quatrième société romande à entrer en bourse dans l’année écoulée. En avril 2016, GeNeuro de Plan-les-Ouates (GE), qui s’attaque à la sclérose en plaques, a récolté 35,5 millions de francs sur Euronext. En septembre dernier, c’était au tour de la biotech AC Immune (EPFL) qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer et autre maladies neuro-dégénératives, de lever 70 millions de francs au Nasdaq. Enfin en janvier, quatre ans après sa création aussi à Plan-les Ouates, ObsEva qui travaille sur des molécules destinées à traiter certaines pathologies féminines délaissées, a récolté 96 millions de dollars au Nasdaq.

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