Cryptomonnaies

Les 232 millions de Tezos ont été retrouvés

La somme record levée par la start-up zougoise est actuellement gelée, affirme le courtier qui a accompagné son «initial coin offering». Tezos est maintenant visée par une deuxième action collective

Une deuxième action collective contre Tezos a été lancée cette semaine aux Etats-Unis. Les investisseurs dans la levée de fonds record opérée par la start-up via une fondation zougoise veulent le remboursement des 66000 bitcoins et 361000 ethers qu’ils ont collectivement injectés dans la jeune pousse. Soit 232 millions de dollars en juillet, qui sont devenus 611 millions, au cours de jeudi soir, grâce à la hausse des monnaies virtuelles. On sait maintenant pourquoi la situation est bloquée.

Bitcoin Suisse, le courtier spécialisé dans les cryptomonnaies qui a accompagné l’ICO de Tezos, a expliqué mercredi à Reuters qu'«un remboursement ne serait pas possible, à la fois pour des raisons réglementaires et pratiques».

Bonus trop important?

La première raison de ce gel est à chercher du côté du conflit qui oppose depuis des mois les fondateurs de Tezos et le président de la fondation zougoise. Les premiers reprochent au second de vouloir s’octroyer un bonus trop important, tandis que ce dernier les soupçonne de vouloir prendre le contrôle de la fondation. Sans se prononcer sur le conflit lui-même, Niklas Nikolajsen, le directeur de Bitcoin Suisse, affirme pour sa part n’avoir «aucune preuve que les fonds ont été mal gérés, perdus ou mis en danger» par aucun des belligérants.

Deuxième source de blocage, le président de la fondation a commencé à changer les bitcoins et ethers reçus en monnaies traditionnelles, à hauteur d’environ 10 millions de francs par mois. Dans un but de diversification, a-t-il expliqué en octobre à Reuters.

Enfin, les conditions générales de l’ICO de Tezos précisaient que les sommes levées constituaient une donation non remboursable et une opération extrêmement risquée. Un détail qui a apparemment échappé aux participants aux actions collectives, qui sont, selon l’avocat des fondateurs de Tezos, «sans aucune valeur».

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