Le suspense était limité mais une confirmation officielle ne fera pas de mal. Réunis mardi à Bruxelles, les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne (UE) devraient en effet dire qu’ils laissent à la Suisse jusqu’à la fin de 2019 pour mettre en ordre ses régimes d’imposition des entreprises et mener à bien son référendum sur la fiscalité des entreprises prévu le 19 mai. Et qu’ils ne la feront pas basculer vers leur liste noire qui pointe du doigt les régimes fiscaux ouvertement suspects.

Ses régimes de fiscalité des entreprises avaient valu à Berne fin 2017 de se retrouver sur une liste «grise» de pays tiers dits non coopératifs sur le plan de la fiscalité des «paradis fiscaux» avec une invitation à se mettre en conformité avant fin 2018. Ce qu’elle n’a pas été en mesure de faire alors qu’elle s’y était engagée dès 2014.