Deux cent quatre-vingt-cinq actions japonaises dans un portefeuille, c'est beaucoup pour un seul gérant qui ne peut compter que sur lui-même et deux collègues. Pourtant, cette abondance ne gêne en rien le succès de Christophe Gay, le gérant du Sirius Fund Japan Opportunities. Le fonds géré à Genève est, selon Standard & Poor's, le meilleur de sa catégorie sur cinq ans. Le foisonnement d'actions est une des rançons du succès. Le fonds a grandi très vite ces dernières années, il fait 1,2 milliard de francs. «Nous avons même dû le fermer pendant deux ou trois semaines, en avril de l'année passée.» Il s'agissait d'éviter un afflux d'une centaine de millions, au moment même où le marché était à un sommet. L'approche du gérant est «très opportuniste», explique le professionnel de 44 ans qui est responsable du fonds depuis sa création, il y a presque dix ans. Le fonds est actuellement pour moitié sur les petites capitalisations et pour moitié sur les grandes. «Nous pourrions vendre 50% du portefeuille dans la journée.» Le gérant garde certains titres plusieurs années. Il vend très peu, l'afflux continu de liquidités lui suffit pour acheter.